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On se sent agressé …
« On revient d’un voyage où on a été déconnecté de tout, de ce qu’on a autour de soi et on se sent agressé, même par le téléphone. ». Nul doute qu’Estelle Lefebure ait vécu une expérience extraordinaire, par ce changement de contexte, par la rencontre d’une autre culture … une autre humanité, sans doute. Même
« On revient d’un voyage où on a été déconnecté de tout, de ce qu’on a autour de soi et on se sent agressé, même par le téléphone. ». Nul doute qu’Estelle Lefebure ait vécu une expérience extraordinaire, par ce changement de contexte, par la rencontre d’une autre culture … une autre humanité, sans doute. Même si je continue de penser que la rencontre peut aussi bien se faire moins loin et que la distance ou la différence n’est pas forcement un gage de qualité. Et il y a des choses et des gens très bien tout à coté de nous, aussi*.
Mais faut-il parfois des électro-chocs pour nous rappeler à l’essentiel …
En fait, il ne faut pas juste revenir d’Afrique pour se sentir agressé au retour. Cela commence déjà à l’aéroport. La folie pour prendre « sa place », place réservée évidemment et qui ne risque pas de manquer. Tant pis, il faut être le premier, il faut être devant l’autre. L’autre gène, une menace peut être ? Mais de quoi ? Et à la sortie, pareil. Comme si la contrainte de la promiscuité avait créé l’urgence de s’en échapper. Comme s’il ne fallait plus gaspiller une seule seconde, lorsque l’on en a déjà perdu un paquet.
Généralement cette prise de conscience est soit définitive, soit le début de quelque chose de nouveau. Son ancien présent devient de plus en plus insupportable. La place vient à manquer. Son utilité même pose question. Et au bout d’un moment, les regrets s’installent. Dans les cas les plus grave, cela peut même finir en dépression, parfois en changement de vie radical. Le « cadre parisien » ne supporte plus métro / boulot / dodo et s’en va rêver l’herbe plus verte dans le champ d’à coté. On pense qu’ailleurs est forcement mieux. Et si on part pour de mauvaises raisons ou pire pour fuir une réalité devenue insuportable, on ne fait que déplacer le problème. Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets, dit-on fort justement. Et non, le quotidien de l’agriculteur n’est pas plus facile ou plus drole que celui de notre cadre parisien. Chacun sa forme de purin. Chacun ses joies et ses peines.
Bref, tout cela pour dire quoi … et bien déjà de conseiller de regarder cette formidable émission de « rendez-vous en terre inconnue ». Elle procure beaucoup de plaisir. Ensuite …et bien rien. Je ne vais pas me lancer dans des conseils de vie, de leçons de morale ou je ne sais quoi. Mon blog nouveau est simplement d’aider à nous rappeler que … « le monde est beau ».
Et ici, il l’est.
*Frederic Lopez produit aussi une très jolie émission: “nos terres inconnues” qui permet d’apprécier la qualité de la rencontre “so local”. Comme quoi, pas besoin de partir très loin parfois. L’autre est une aventure …
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