La dépendance en fin de vie …

Très bon article que je vous engage à lire chez « Marie-Claire ».
Ehpad-dependance-autonomie-personnes-agees-vieillesse

Là encore, pas question d’avoir une position « binaire ».
Et pourquoi pas devenir bénévole ? C’est déjà un premier pas. Étant résident Américains, avec mon niveau d’anglais limité, je me vois mal le faire ici. Et je suis trop peu présent en France pour essayer l’expérience. Mais j’aimerais bien. Bien que je connaisse, un peu, la difficulté de « l’exercice ».

Repenser ces établissements et aider à leur transformation est aussi une autre piste. Par exemple généraliser le croisement et la rencontrée d’enfants et de personnes âgées. On sait que cela fonctionne et le bien que cela peut faire.
Permettre et améliorer l’accueil des animaux des pensionnaires est indispensable. Vendre sa maison, assister à sa propre « déchéance » et en plus abandonner son compagnon me semble une douleur que l’on doit essayer d’amoindrir. Et même, comme j’en ai entendu parler, faire entrer des animaux régulièrement dans ces établissements. Un échange différent est alors possible et sort les personnes âgées de leur « enfermement ». Il y a même eu des expériences en prison.

Comment pourrait-on généraliser tout cela et tenter d’autres approches ? Si j’avais les moyens, (temps / énergie / finances), c’est un projet global dans lequel j’investirais . Jusqu’à des EPHAD de nouvelle génération, même. Très différents de ce qui existe aujourd’hui.

Mais déjà si nous pouvions déjà avoir un avis un peu moins tranché sur le sujet et … un début d’éveil et d’un intérêt …
Il me semble que le sujet de nos jeunes ET de nos anciens est absolument critique et révélateur du niveau d’évolution d’une société. Quand toute l’attention est prise par l’actualité, toujours la même, je préfère consacrer la mienne à d’autres sujet que je pense être plus structurants :
– nos jeunes,
– nos anciens,
– l’éducation,
– la santé dans toutes ses dimensions,
– le monde animal,
– le monde végétal.

Religion / Laïque, conciliable sans violence ni haine ?

Intéressant échange qui illustre ce que je dis sur la bipolarité de la société:
Valeurs-religieuses-valeur-lhomme-letonnant-echange-Macron-Sissi

Si je suis assez bien la ligne de notre Président, je comprends celle du Président Égyptien, à la tête d’un pays complexe, comme le Maroc par exemple où l’hyper religieux côtoie le modéré et le « raisonnable ». N’essaye t’il pas « d’élever le débat » vers un commun supérieur à des intérêts « terrestres » trop particuliers ? Est-ce que cela ne vaudrait pas une position plus « douce » de la France, au travers de son Président, en reconnaissant que d’autres aient pu être choqués et non pas en s’excusant mais en expliquant qu’il était peut-être normal de les choquer pour leur faire comprendre ou pour le moins entendre un propos différent ? Même s’il est bon et salutaire d’affirmer qu’une caricature ne fait pas la position de la France.

Ici encore, le piège se referme. Il faut nous positionner, dans un camp ou dans un autre. La loi des hommes faite par les hommes peut effectivement faire question. On l’a vu dans l’histoire, cela conduit à une morale variable en fonction des époques. Un exemple: la colonisation ou la pédophilie, admise ou « de bon ton » dans certains milieu, il y a de nombreuses années, et fort heureusement combattues et rendue abjecte maintenant. Mais quel est l’apport des hommes sur les religions aujourd’hui ? N’est-ce pas aussi des hommes qui ont écrit, transcrit, retranscrit des choses, plus ou moins inspirées pour d’autres hommes ?

On voit bien que le « en même temps » conduit à un brouet. Tolérer le n’importe quoi dans d’autres pays quand nous serions le dépositaire du « savoir », de la bonne conscience et de la vérité ? L’attitude de notre Président, bombant le torse peut le laisser penser et révulser de nombreux musulmans. Encore l’homme blanc qui vient nous expliquer ce qu’il en est ?

Est-ce qu’une solution, du moins la mienne, n’est pas de trouver une autre voie ? Quelque chose qui serait supérieure aux religions et aux « lois de hommes » ? Ce que le Président Français explique mal d’ailleurs, sans doute parce qu’il ne le peut pas. Oui, les droits de l’homme, en font partie. Oui une certaine idée de l’humanisme sans doute.

Oui à quelque chose de supérieur au tout désuni et qui nous réunit. Au delà d’un humanisme qui apparaît insuffisant tant il n’appréhende qu’une partie de la complexité du monde. Un « souffle de vie » ? Une certaine « spiritualité » ?
Dieu (😉), que ce mot a été galvaudé et oublié … cela arrangeait bien certains qui voulaient imposer le pouvoir et la soumission avec leurs propres idées.
Tout comme le terme « païen » qui est devenu une insulte et qui nous renvoie à notre passé de Gaulois qui mange des glands dans une auge à cochon. Quel fantasme et quelle bêtise ! Oui, ils sont notre héritage commun et notre « origine », bien plus que le « formatage » catholique de l’église romaine et les dérives passées que nous regrettons tous.
Et tant pis si cela gène ceux, aux idées courtes et à la mémoire sélective qui tentent de nous rappeler régulièrement les origines Chrétiennes de la France. Je leur préfère nos origines païennes et à cet effet, je vous souhaite à tous un excellent Yule 😉

Ca ne va peut être pas vous plaire … mais

Je viens de renouveler mon soutien à L214.
Oui, ils ne sont peut être pas parfait. Oui, il y a peut être des choses à critiquer. Mais il (m’)est important qu’ils existent.

Ils participent à nous réveiller sur la condition du monde animal et c’est bien. Ils participent à faire changer des choses inadmissibles et c’est très bien. Leurs moyens sont violents parfois ? Le sujet est violent par nature. Et comme le dit l’autre: « ça n’est pas moi qui ait commencé » ;-). Quand je vois que des sénateurs ne veulent pas reconnaître la nature « sensible » aux animaux. J’entends la complexité du sujet et ses conséquences éventuelles, mais c’était l’occasion d’avancer et c’est raté. Quand je vois le mal qu’il y a à faire évoluer ce sujet. Il devient alors normal, non pas de légitimer une violence, mais de secouer un peu plus fort que juste de bonnes intentions (comme moi).

Par contre non, les oppositions stériles suivantes ne me sont pas opposables et ne font strictement rien avancer :

– c’est une idée de bisounours, tu ne changeras rien,
– il y a d’autres causes plus prioritaires,
– L214 sont de vilains activistes,
– les animaux ne « souffrent » pas,
– on en fait trop …

Conclusion: pour celle là, cela change tout … et je rajoute: « et pour moi, il était important que je le fasse ».

Putain de maladie !

Et non je ne parle pas du médiatique Covid mais du Cancer. Putain de maladie qui tue bien plus sournoisement et encore trop souvent, trop systématiquement et silencieusement. Malgré les progrès notables, les chiffres sont alarmants, tout comme est alarmant ce qui se passe autour de nous, si on se donne la peine de regarder. Pour ce qui concerne mon expérience de cette maladie, je ne vois pas les progrès. Je vois juste les issues. 🙁
Et pour que nous nous habituions jamais, moi le premier, il est temps de témoigner et du moins de faire le virage que je réfléchis depuis un moment, ce blog en étant le « témoin ».

Je ne devrais peut être pas. Mais quand trop c’est trop, que la Vie te ressert encore une nouvelle « leçon », cela te force à remettre en cause beaucoup de choses. J’espère avoir la maturité, le courage de moins me soucier du « qu’en dira t’on ». Il est avec le « à quoi bon », le principal responsable d’un silence qui me devient de plus en plus pesant. Chaque jour, je sens le poids des occasions manquées et la valeur du temps. Sûrement, qu’à partir d’un certain âge, on comprend qu’il nous est de plus en plus compté. La vie est là pour nous en rappeler la valeur. Mais faut-il toujours que les doses soient de plus en plus fortes pour nous réveiller et nous sortir de notre rêve ?

Il y a des jours ou le tristesse ou la nostalgie l’emporteront sur d’autres bonheurs, d’autres réussites, par exemple professionnelles. C’est normal. Ici, je suis seul face à moi même et « à la page blanche ». Quand on travaille dans une Entreprise, on n’est jamais seul. Donc pas de raccourci s’il vous plait. Tout n’est pas définitif. Le sentiment d’un moment peut complètement changer à un autre. Tout n’est pas « si grave », comme je le dis souvent, parfois pour essayer de m’en convaincre aussi, peut être.
Comme toujours, ce que je dis ici, n’engage que moi. Même pas mes très proches, ni m’a « petite Nala » qui m’accompagne partout et dont je vous mets le portrait pour alléger un peu ce billet.
Petite digression, c’est incroyable comment ces « petites » choses tiennent une place énorme. Étonnant aussi leur … humanité, dans le sens le plus beau, Je me suis toujours demandé comment on peut montrer parfois autant de cruauté envers ce vivant « sensible », assurément. Mais c’est un autre sujet et j’y reviendrais certainement.

Quand je ne lui accorde pas assez d’attention. Elle fait cela toute seule. Je ne l’ai certainement pas « dressée » …

Ce qui me saute le plus aux yeux, ce sont les occasions manquées et le temps perdu. Si je pouvais revenir 30 ans en arrière avec ce que j’ai vécu jusqu’à aujourd’hui … Ici, il faut que je livre bataille, contre moi même. Contre des années d’une certaine éducation, retenue, habitudes, lâchetés parfois. Souvent pour nous éviter ce dérangement, on nous a tout simplifié. Nous sommes contraints d’évoluer dans un monde à 2 dimensions. Deux choix : parler / faire silence. Oser / se résigner. Le professionnel / le privé. Le public / l’intime.
Quotidiennement, les exemples sont trop nombreux pour ne plus tomber dans le panneau. Pour tenter de sortir des ornières que l’on se force à construire ou à nous construire. C’est tout un état d’esprit, ou plutôt une évolution, que j’aimerais pouvoir faire partager et qui sait … s’il vous convient, l’adopter, à votre façon. Ne pas tenter de faire exemple, mais proposer « une autre voie » et déjà de ne plus tomber dans la facilité habituelle d’une société où notre libre arbitre semble réduit aux deux faces d’une même pièce de monnaie: gauche / droite, blanc / noir, vaccins / anti-vaccins, nucléaire / retour au monde préhistorique, Sécurité / Liberté. Est-ce que tout doit toujours se penser et donc se décider de façon binaire ?
Quand on regarde tout cela sans lunettes déformantes, cela devient risible, voir grotesque. Tous les sujets se résument à des affrontements de petits égos qui veulent avoir raison sur l’autre. Les décisions sont prises avec soit disant la raison, mais si peu d’intuitions justes et d’études d’impact. Cela me devient de plus en plus insupportable surtout quand on constate le résultat. (et encore un exemple avec les dernières manifestations)
Et après on s’étonne que les mêmes causes ne conduisent qu’aux mêmes effets. L’opposition stérile ne fait que renforcer ce que l’on est censé combattre. Une autre voie serait-elle possible ? Pour moi cela n’a rien à voir avec le fameux « en même temps ». C’est juste de faire un choix en conscience et d’essayer, chacun, d’apporter sa pierre. C’est mon choix, ayant essayé de nombreux autres, qui étaient sans doute les seuls possibles, dans les conditions que je rencontrais. 😉

« Ne t’attaque pas au système, démode le !»

Ni résignation, ni révolution … simplement autre chose disait Bernard Weber. Je pense aussi assez exactement la même chose maintenant. Voilà une première « recette » pour aller mieux quand le quotidien plonge dans l’inquiétude et les peurs. Parce que c’est là aussi l’idée de l’évolution de mon blog. Assez de dire ce qui ne va pas, nous sommes bien assez nombreux pour cela. Mais peut-être juste la volonté de servir de mémoire et de trace d’évolution … pour moi. Et tant mieux si vous y puisez un … « mieux ». Là encore, je le redis. Je ne veux ni tenter d’être un exemple ou risquer l’autobiographie stérile comme le font tant de « célébrités ». Tant de « déballages » qui sont juste censés éviter plusieurs années de psy. Non, l’idée est autre et j’espère au quotidien pouvoir rester fidèle à cette volonté, à cet appel.

Bref, tout ceci pour vous expliquer l’évolution de mon blog. Et tant pis si cela ne plait pas. Et tant mieux si cela peut aider à continuer le chemin, ou à repenser les choses différemment. C’est mon but. Déjà pour moi. Car parfois il faut se relever de terribles épreuves.

Oui, putain de maladie !

Toute l’attention est portée vers le Covid. La mienne est plombée par le Cancer. Trop de mes proches sont partis ces dernières années par cette putain de maladie. Les morts se ramassent à la pelle et je ne m’aventure pas à comparer les deux maux. Comparaison n’est pas raison, il parait. Je voudrais juste que l’on n’oublie pas que l’on doit progresser vraiment sur ce sujet d’urgence. Tant dans le traitement que dans la prévention. Je suis maintenant intimement convaincu qu’il faut changer de nombreuses choses dans notre mode de vie, à commencer par notre propre vision sur le monde.
Avec 30 ans de moins, je me lancerais éperdument dans l’épigénétique.

On commence à comprendre beaucoup de choses, mais il en reste tant. Pour le cancer, les progrès sont réels et sérieux, sans doute, mais ils sont tout à fait insuffisants, pour moi et surtout pour ceux qui affrontent la chimio, les rayons, leurs conséquences, les opérations et leurs issues parfois fatales.

Rassurez vous, de mon coté, ca va. Je ne l’ai pas. Merci #LaVie. Mais j’ai passé trop de temps dans les hôpitaux auprès de mes proches ces dernières années. Trop vu de choses, que j’ai aimées et d’autres beaucoup moins. Le cœur qui se sert quand on part et que l’on se demande si on le ou la reverra … Cela remet les pieds sur terre. Après cela, vous ne regardez plus le monde comme avant. Les petits bobos des uns et les états d’âme des autres vous sont … comment dire, difficilement supportable.

Je ne veux pas en dire plus mais je suis particulièrement concerné. Ce matin encore, une mauvaise nouvelle.
Y a t’il un message pour moi ? Faut-il que je m’engage plus dans cette voie ? Comment ? A quel niveau ? Ai-je la moindre compétence qui puisse aider ? Et qui ?
Et pendant que je me posais ces questions, de mon « petit moi », encore une autre information qui m’arrive, par un curieux concours de circonstance. On appelle cela des synchronicité. Si je ne voulais pas comprendre, je crois que quelqu’un me tient un livre devant les yeux pour me forcer à y voir clair.
Je découvre cette initiative … qu’il me semble importante de suivre de près. S’il vous plait :

A qui profite le crime ?

Je n’ai pas regardé l’actualité en France. J’étais heureux d’une réaction « citoyenne », mais je craignais que cela ne finisse de la même manière. Tel que cela semble s’être terminé. Cette violence « gratuite » qui en appelle une autre, bien institutionalisée celle là. Bien connue. Pouvait-il en être autrement ?

https://twitter.com/clementlanot/status/1332730727549591555?s=21

D’ailleurs, si on cherche un peu, on s’aperçoit que ce n’est pas la première fois que ce genre de violence « policière » arrive. Quelles suites ont été données ici ?
https://youtu.be/uX8PFSIY5Aw
Ici aussi: https://fb.watch/23gZDwipB4/

Bien sûr que « de l’autre coté », ce qu’il se passe est inadmissible. Les images qui tournent dans ma tête sont nombreuses. Policiers agressés qui ont le contrôle sur eux même de ne pas sortir leur arme (je ne suis pas sur que dans un tel cas je serais resté aussi « zen » …). Gestes déplacés et plus que limite. Leurs auteurs seraient aux Etats-Unis, cela serait très vite réglé et on ne parlerait pas de « violences ». Jusque dans la bouche d’une « mère de famille » interviewé à la télévision, au temps des manifestations « Gilets Jaune » qui expliquait « monter à Paris » pour tout un ensemble de raisons mais aussi pour le coté « festif » avec ses collèges et pour « casser du flic » (sic !)
La foule rend con. On le sait depuis longtemps. Sans limite. J’ai toujours détesté la foule. Je m’y suis toujours senti mal à l’aise. Peut être un instinct de survie pour ne pas participer à un mouvement, à l’insu de mon plein gré ?

Mais ces violences de part et d’autres sont pour moi la même chose. On joue au même jeu. D’un coté ou de l’autre, c’est la même pièce de monnaie et rien à part taper encore plus fort d’un coté ne peut faire cesser ce jeu tant que nous avons ce niveau de cécité. Cette imbécilité. Dites moi qu’ils se rendent forcément compte, les uns et les autres du mal qu’il font à la cause qu’ils sont censés défendre … à moins que ce ne soit pas la cause de l’intérêt général ? Chacun serait-il dans ses propres croyances, avec ses propres règles, sans aucune retenue ? Décomplexé, comme ils disent ? Illusion ou réalité ? qui mène le jeu ?

Et je m’attends à encore plus fort. L’instrumentalisation. Les excuses des avocats des uns et des autres. Les « éléments de langage ». Chacun dans son rôle. Aucun pour dire : « on a déconné. on a compris. On ne nous y reprendra plus ». Non, des excuses qui mènent à se justifier et non à se remettre en cause. Oui à un moment on peut péter les plombs quant à longueur de journée, on entend :

⁃ « sale nègre ! », pour les uns
⁃ « suicide toi ! », pour les autres

Même face d’une même pièce, la haine, la bêtise, les intérêts particuliers. On n’apprend rien. L’histoire bégaye sans cesse.

Faut-il que les doses soient toujours un peu plus fortes pour nous forcer à nous réveiller ? Pour ne plus jouer ce jeu où il n’y a que des perdants ?

Est-ce les hommes qui sont mauvais ou les règles du jeu ?

Est-on forcément obligé d’en arriver là ?
Si le pire n’est jamais certains (et souvent le quotidien miraculeux devant le champ des possibles de l’horreur), faut-il que nous frôlions toujours le précipice pour prendre le moins mauvais virage à défaut du bon ?

Pourrons-nous éviter la lutte des classes et de jeter aux orties les nombreux efforts de nombreuses personnes chargées de faire lien ? Je pense à eux principalement et aux victimes quotidiennes de ces injustices. Tous leurs efforts qui peuvent être anéantis du jour au lendemain, que ce soit du coté policier ou de l’autre … si tant est que l’on raisonne en deux camps, ce que je me refuse.

Souvenons-nous de ceci … et interrogeons nous. Là, il faudrait que cela change. Est-ce sa responsabilité ou plutôt celle de ceux qui l’ont mis à cette place et avec semble t’il « les pouvoirs ».
Rappelez vous : https://youtu.be/9hE8OFdlqvc

Combattre de cette façon un système que nous ne voulons plus, n’est ce pas le renforcer ?

Au profit de qui ? Pourquoi ?

Trop c’est trop … #Michel

Il n’en fallait pas plus que je sorte de ma « retraite » blogueuse. J’avais préparé tout un ensemble de billets commentant l’actualité que je trouvais déplorable mais à chaque fois, je n’ai pas eu le courage d’appuyer sur POST. Peur du déjà dit. Peur de ne rien changer. Peur de ne pas être assez « bon » ou pas à la hauteur. Peur des éventuelles conséquences. Peur de ce que l’on pensera de moi … Bref, autant de peurs qui sont balayées par celle de Michel. A un moment, il faut aussi se lever et dire STOP.

Ici, c’est plus que la nausée. Bien sur je veux parler du « dérapage » de certains et de la soumission passive (courageuse et intelligente) d’un autre personne, une injuste victime. Ce que je déteste le plus au monde et ne pardonne jamais. (L’injustice). Cette soumission m’a fait mal. Tout autant que les coups donnés. Elle me renvoyait à un autre temps. Un temps que l’on voudrait n’avoir jamais existé. Un temps où l’homme blanc pensait que tout lui était dû. Celui « béni des colonies » … Celui où l’on se permettait d’exposer d’autres humains dans des zoos … celui où il fallait aussi « apporter la civilisation » pour se donner bonne conscience ?

Mais je m’égare et je ne vais pas plus commenter. Tout ou presque a été dit, mais juste deux choses, dont l’une issue de mon expérience personnelle hier et qui m’a fait chaud au cœur.

La première

Une interrogation ou plutôt des interrogations. Comment peut on en arriver là ? Quel cheminement ? Quelles croyances ? Qui ou qu’est ce qui les a ancré dans leurs esprits ? Est-ce que le stress, la dureté du métier, le travail sans relâche, la peur (de quoi ?), … bref, tout ce qui va être évoqué par l’avocat de ces 4 policiers, peut expliquer cela ?
Je ne le crois pas. A mon sens ce sont toujours des excuses, comme l’alcool, qui agissent comme des révélateur. S’agit-il d’un conditionnement ? du racisme dit ordinaire ? Se seraient-ils acharnés comme cela si le gars en face avait été blanc ou jaune, en costume ? La foule rend fou et le mouvement d’ensemble peut entraîner à ce que l’on regrettera individuellement, c’est certains, mais personne à ce moment pour dire STOP. Pour juste un moment d’humanité ? Dans tous les sports martiaux on apprends à arrêter quand le gars est à terre. Une question de respect ? Où est il ? Ils n’ont aucune formation ?

Et puis un peu d’espérance … le miracle que Michel soit encore en vie et pas plus abimé que cela. (oui je pèse mes mots). Encore une fois, nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe. Vous vous rendez compte, cela n’a même pas valu quelques jours d’ITT …. le médecin qui l’a reçu est-il formé aux mêmes écoles que ceux qui ordonnent du smecta à une personne âgée qui ne s’alimente plus et vomit depuis 10 jours et qui peut attendre le lundi pour venir. Résultat cancer de l’estomac et hospitalisation le samedi. 😖

Mais Putain ! Dans quel monde nous vivons.
Pourquoi certains (tous humains, la plupart de sexe masculin d’ailleurs … mais je m’égare) s’ingénient à nous le complexifier !
Le Covid, oui bien sûr … on y reviendra.
Devons-nous perdre notre humanité par ne pas sombrer dans la schizophrénie ou la folie ? Pour faire comme eux ? Devons-nous nous aussi réagir / sur-réagir à tout ce qui ne va pas ? … et là on touche au pourquoi mon blog est alimenté sporadiquement. Je l’avais déjà dit d’ailleurs en reprenant une célèbre chanson de Renaud.

Et bien non, deuxième épisode, comme un clin d’œil face à mes interrogations

Face à toutes ces contradictions. Ce sentiment d’inutilité, je suis parti « méditer » … en vélo, dans #monmonde

J’ai deux mondes … la mer aux Etats-Unis et la forêt en France. Ici c’est la mer :

En fait c’est la baie.
En face c’est « mainland ». Long Island dans toute sa beauté.

J’inaugurais une nouvelle piste cyclable, qui a mis 22 ans à se construire, entre les premières discussions et oppositions et la réalisation. Comme quoi, aux Etats-Unis aussi les choses peuvent prendre du temps.
Et arrivé à la fin, au détour d’un parking, je découvre, comme une récompense, comme un cadeau :

Vous me connaissez … alléché, j’ai voulu en savoir plus … surtout que la première voiture, j’adore :

No parking for classic cars …

Puis que chose m’interpelle …

Et je suis reparti, non sans avoir remarqué (et salué) que tous les conducteurs n’étaient pas le classique male blanc de plus de 50 ans. Et je suis reparti sans oser leur parler.
Et #Michel a tourné encore plus dans ma tête. Non, bon sang. N’est ce pas une synchronicité ? Un de ces hasard de la vie qui vous remet dans le « bon sens ». Question de sens, j’avais d’ailleurs été prévenu car juste avant d’arriver et sans doute pour me donner le courage de la rencontre, j’avais croisé :

Donc je suis revenu. Nous avons échangé. Je leur ai dit que c’était important pour moi qu’ils étaient là ce matin. Je leur ai expliqué #Michel. Je leur ai dit que je savais qu’ici, les violences policières, pour eux, c’est pire. Que c’est inadmiscible. Je leur ai raconté la France. Pourquoi certains qui se font contrôler 10 fois par jours pouvaient entretenir une certaine haine. Ils m’ont dit que j’étais un exemple. J’ai refuté en leur disant non ! C’est vous l’exemple. Qu’il était important qu’ils « fassent le chemin ». Qu’ils montrent que pour ceux qui ne sont pas sensés être « de la bonne couleur », c’est aussi possible. Ils m’ont dit que d’habitude, on les prends pour des trafiquants de drogue ou des rappeurs mais qu’ils étaient « dans le business ». On aurait pu échanger encore plus et surtout sur nos passions communes. Ils ont aimé mon vélo. J’ai aimé ce moment.

Merci à vous.
La Vie nous donne chaque jour les moyens de nous remettre
«dans le chemin».

Conclusion … provisoire
#MerciLaVie

Big Up: aujourd’hui, Kapiteotak

Pour ne jamais oublier.
Pour ne plus jamais appeler les peuples “premiers” des primitifs, des sauvages.
Pour ne plus jamais vouloir les coloniser, les “domestiquer”.
Pour apprendre d’eux, avec respect.
Nous sommes tous coupables, pas moins les français que les canadiens, les américains, les anglais, les portugais ou les espagnols …
Jamais responsables.
Pour que cela ne continue pas.
Pour qu’ils vivent en paix,
… avec nous.
Continue reading “Big Up: aujourd’hui, Kapiteotak”

Big Up: aujourd’hui, Jacques Brel

“Vous lisez trop vous,
… C’est pour aller voir,
… m’offrir le temps de me taire,
Ca s’appelle la liberté !
Votre question me gène … parce qu’elle est fausse complètement votre question.

(NDLR: encore un bel exemple de ce que j’explique souvent: l’intelligence est dans la question)
Je ne suis pas à vendre, vous comprennez ?
et je n’ai pas envie d’être à vendre !”

Continue reading “Big Up: aujourd’hui, Jacques Brel”

La connerie à ce point, moi j’dis que cela devient gênant …

A quelques jours d’intervalle, il est curieux que deux philosophes s’accaparent des sujets dont ils ne connaissent manifestement rien et nous les ramènent à un problème avec l’Islam.
Est-ce fait exprès ?
Est-ce que tout sujet de discussion en France (ou ailleurs) se doit d’être clivant et de peur de ne plus rien à voir à dire … se terminer en sortie de route avec l’Islam pour choc ultime ?

Continue reading “La connerie à ce point, moi j’dis que cela devient gênant …”

Science sans conscience: aujourd’hui l’utérus artificiel

Les Robots sont partout, donc pourquoi ne pas leur confier le rôle de “cultiver nos bébés” ? Génial, enfin la fin de la souffrance de l’accouchement. Plutôt que de subir des traumatismes dans le ventre d’une “vraie” mère, au prise avec un mauvais environnement, le bébé ”poussera” dans un univers, contrôlé, performant … asseptisé ?

Continue reading “Science sans conscience: aujourd’hui l’utérus artificiel”

L’immigration et les bonbons

Il est fascinant de voir le processus de désinformation et de sinistrose à l’œuvre.
La puissance des réseaux sociaux permet maintenant de propulser n’importe qui en “expert” en l’exposant au plus grand nombre. N’ayant généralement qu’un jugement critique limité, nous allons alors trouver utile ou valorisant pour notre égo de tenter de nous approprier un peu de cette “intelligence” en repropulsant la désinformation, qui par répétition deviendra, non pas une vérité, mais une croyance.

Continue reading “L’immigration et les bonbons”

NON !

Ce matin, c’est une fois de plus le dégout qui me pousse à ce billet. Je pourrais garder cela pour moi. J’y conserverais peut être les derniers points de crédits envers ceux qui ne me trouvent pas “grognon”. Mais à un moment, c’est trop fort, non de non, c’est Non !
A quel moment, ce que ferait quelqu’un peut-il excuser ce qu’il est ?
A partir de quel “talent”, de quelle AUDIENCE, de quel MILIEU, le n’importe quoi devient possible et excusable par les “bien pensants”:
“non mais tu comprends coco, quand même, Polanski est un grand réalisateur … Cantat est un grand chanteur … Hamilton était un grand photographe … et Weinstein a tant fait pour le cinéma …”

 

Continue reading “NON !”